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Il n’est pas si loin le temps où la CGT, qui a toujours dénoncé (petite coquille sur le PDF) la mise en place des DiSi, obtenait de la DGFiP toutes les garanties pour les personnels et pour l’avenir de ses 50 établissements informatiques.
Ces garanties ont même été réaffirmées par l’administration lors du CTPC du 29 mars 2011, après de nombreux groupes de travailPour la CGT, la mise en place des Directions informatiques des services informatiques (DiSI) met à mal la vie syndicale locale et donc les moyens de porter et faire avancer les revendications des personnels ; elles constituent, sans aucun doute, le cadre des futures restructurations.
Dès aujourd’hui, la CGT constate que ses craintes se précisent tous les jours un peu plus, et cela malgré les beaux engagements de la DGFIP ! En effet, moins d’un an après le CTPC créant les DISI, la DGFiP annonce dans une série de DiSI la perspective d’un regroupement physique des établissements d’une même résidence sur un seul site…
Si cette logique allait à son terme, c’est concrètement 10 établissements minimums qui fermeraient.
Dans une autre DiSI échappant à ce type de regroupement, d’autres annonces se profilent à l’horizon : des restructurations sur les établissements de Paris et de la proche banlieue.
Que penser de ces projets ? Quelle confiance peut-on désormais accorder à la parole donnée par la DGFiP aux organisations syndicales, lorsque ce qui est garanti un jour est remis en cause dès le lendemain ?
Ce qui est certain, c’est que cela pose la question du dialogue social dans notre administration … et des autres engagements pris par la DGFiP :
– L’arrêt des externalisations et la mise en place d’un processus de réinternalisation ;
– Le maintien des statuts particuliers, et donc le refus d’un statut interministériel ;
– Le maintien et l’amélioration du décret de 1971 ;
– Le maintien d’une informatique de pleine compétence au sein de la DGFIP, aux contours de la seule DGFIP ;
– La non application de la prime de fonctions et de résultats (PFR). Ces questions se posent de façon d’autant plus forte dans la sphère informatique avec la création, en février 2011, de la DISIC (la Direction interministérielle des services de l’information et de la communication), directement rattachée au 1er ministre.
Un rapport récent de la DISIC précise que son champ d’intervention recouvre près de 20.000 agents informaticiens de l’Etat et 120 sites informatiques déjà répertoriés ; compte tenu des volumes annoncés, nul doute que tous lesagents informaticiens et les sites de la DGFiP sont inclus dans ce périmètre.
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Article publié le 30 mai 2012.