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Amiante dans notre vie professionnelle et soutien aux amianté-e-s du Tripode !

Appel intersyndical

Message important de l’Union Départementale CGT de Loire Atlantique :

Mes camarades,

Dans les années 1960 et 1970, l’amiante a été utilisée pour prévenir le risque incendie dans les immeubles, les collèges et les hôpitaux. 100 millions de m² de nos bâtiments seraient encore amiantés et des millions de tonnes d’amiante seraient encore disséminées dans nos usines.

Les fibres d’amiante sont 200 fois plus fines qu’un cheveu humain. Les effets néfastes de son inhalation (fibroses pulmonaires, asbestoses et son caractère cancérigène) sont connus depuis le début du siècle dernier.

L’amiante provoque, essentiellement, des cancers de la plèvre appelés mésothéliomes et des cancers du poumon. Les signes de la maladie se manifestent longtemps après l’exposition, jusqu’à vingt ou quarante ans après.
Les employeurs connaissaient les méfaits de l’amiante et ils ont continué à faire entrer ce poison dans les entreprises, sans précaution particulière. Aujourd’hui encore, des employeurs bafouent la loi.

La CGT et les associations de victimes de l’amiante ont obtenu des résultats très importants, notamment que la loi soit renforcée pour la prévention de la survenance des maladies professionnelles.
Les juges ont astreint les employeurs à une obligation de résultat. Les employeurs doivent évaluer les risques, former et informer les salariés et mettre à leur disposition des équipements de protection individuelle et collective efficaces.

La concentration de fibres d’amiante dans l’air ne doit pas être supérieure à 0,1 fibre par cm³ sur une heure. Les salariés qui ont été exposés au risque amiante doivent bénéficier d’un suivi médical et le chef d’établissement doit établir une fiche d’exposition. L’amiante doit être retirée par des sociétés agréées.

Les salariés peuvent partir en préretraite s’il est reconnu qu’ils sont malades de l’amiante ou si l’une de leur entreprise est inscrite sur la liste ouvrant droit à la préretraite amiante.

Ceci est la loi !
Mais, nos camarades, 1.800 salariés de l’INSEE, du Trésor Public, du Ministère des Affaires Étrangères et du restaurant Tripode, exposés intensément à l’amiante dans l’immeuble Tripode Beaulieu à Nantes entre 1972 et 1993, se battent depuis 15 ans pour obtenir le classement du Tripode en site amianté !

LUNDI 27 FÉVRIER 2017 à 13h30

Rassemblement à l’arrêt Tripode du busway (Beaulieu) avec manifestation en direction de l’INSEE en soutien aux amiantés du Tripode

l’UD appelle à participer au rassemblement et à la manifestation.

l’UD interpelle également les camarades qui souhaiterait témoigner de leur vécu et combat au sein de leur entreprise contre le Fléau de l’AMIANTE et pour la reconnaissance de leurs droits à se faire connaitre auprès de l’UD afin d’organiser la prise de parole du 27 février.

Fraternellement,

Pour le secrétariat de l’UD44,
Jeannine MOREAU

Article publié le 13 février 2017.


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