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Nous sommes en l’an 2013 après Jésus-Christ. Toute la DGFIP vit sous le régime de l’austérité budgétaire ... Toute ? Non ! Un village breton peuplé d’irréductibles fonctionnaires résiste encore et toujours à l’austérité.
Ce village, c’est Piriac-sur-Mer, où, par délégation de la DGFIP, la DISI Ouest a organisé fin mai, et comme chaque année, les journées de la fiscalité professionnelle.
Nous n’irons pas jusqu’à mettre en doute l’intérêt de réunir plusieurs dizaines de personnes sur 3 jours pour échanger sur la fiscalité professionnelle. Déjà qu’il faut limiter les déplacements pour formations des agents, que les nuités les veilles de stages ne sont pas prises en charge, si en plus on interdisait à la DGFIP de réunir ses agents, où irait-on !
Chacun conviendra qu’il aurait été inconvenant de proposer aux collègues conviés de loger dans quelque Etap Hotel et de les réunir dans une salle louée à Nantes. Ils ont donc naturellement été logés à 300 m de la mer. Il serait également trivial de penser que l’organisation de ce séminaire à Piriac au lieu de l’agglomération nantaise entraîne un surcoût en terme de frais de déplacements.
Les journées de travail des collègues concernés étant probablement très chargées, il était nécessaire de les détendre au sortir des réunions. Il leur était donc proposé pour leurs soirées de profiter de la piscine de la résidence, ou bien de prendre des cars affectés spécialement pour faire du tourisme sur la presqu’île.
Et puis, parce qu’ils le valent bien, ils ont été conviés – contre participation - à dîner au château de Lauvergnac. (*)
Pendant ce temps, les agents à qui l’on explique la nécessité des économies budgétaires comprendront pourquoi ils doivent se serrer la ceinture.
(Pour rappel, le budget de la DGFIP est en diminution de 9 % cette année. Pour l’informatique la baisse est de 22% ! Même M. Bellanger a reconnu – lors du comité technique local du 7 février dernier - que la situation devenait critique pour la DISI Ouest).
NB : chacun aura compris que l’objet de ce tract n’est pas de mettre en cause les collègues qui ont été conduits à participer à ces journées d’étude.
(*) question subsidiaire : y aura-t-il des huitres au dîner ?
Article publié le 30 mai 2013.